lundi 29 août 2016

" Un hiver à Paris " de Jean-Philippe Blondel


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La couverture me faisait de l'oeil, avec ce ciel d'un beau gris parisien, réchauffé par des façades aux fenêtres allumées et, si je ne me trompe, St Eustache dans le fond. 

L'action du bouquin se passe plutôt du côté de la gare St Lazare, dans une prépa littéraire (toujours) très réputée ;-)

 Le narrateur, jeune provincial débarqué dans cet enfer compétitif, y vit des heures pénibles, comme transparent aux yeux de ses condisciples bien plus "branchés" que lui. 

De Paris il ne voit rien , plongé qu'il est dans les bouquins et sa piaule si peu glamour de Nanterre ; il sent bien qu'il n'a pas les codes qui permettent de traverser ces années d'études aussi valorisées que difficiles avec un peu d'aisance. 

Victor réussit pourtant à rentrer en khâgne en septembre 1984 (tout rapprochement avec l'itinéraire de JPh. Blondel est fortuit mais inévitable) 

Un vilain matin, l'unique condisciple avec qui semblait s'ébaucher une amitié, Mathieu, claque violemment la porte de l'hypokhâgne de l'autre côté du couloir avec un seul juron, il y a ensuite un cri et un bruit mat et terrifiant compris par tous. 

On avait sauté .

Sidération des élèves, omerta du corps professoral, gêne du proviseur, arrivée sur les lieux du père de Mathieu qui cherche à comprendre...
Victor, sur une sorte de malentendu, se retrouve au centre de toutes les attentions et de tous les regards, "lui qui était son ami". 
Enfin populaire en somme. 

Si Jean-Philippe Blondel analyse avec beaucoup d'honnêteté les rapports un peu faussés qui vont se succéder en cascade dans les mois suivants pour son personnage, le récit ne décolle jamais vraiment malgré sa pertinence.
Beaucoup d'honnêteté, un peu trop de modestie ? Tel m'a semblé le personnage de Victor, un peu fade, et ne sonnant pas toujours juste : on sent qu'il est recomposé d'après souvenirs, trente ans après, plus que "retrouvé" par l'auteur. 
A l'instar de ce héros trop timide, la narration est pondérée voire plate par moments, certains dialogues un peu trop écrits... étonnamment rien du bouillonnement de la jeunesse dans ces pages ! 

Un récit qui m'a intéressée mais pas vraiment touchée, peut-être trop pudique pour moi ? ( première rencontre avec cet auteur généralement très apprécié dans la blogo. )

L'avis de Eva et Delphine-Olympe enthousiastes, ou de Mélo, plus réservée. 

Bon, eh bien maintenant, bonne rentrée, accrochez vous ! :-/

MIOR.

18 commentaires:

  1. J'ai un peu du mal avec cet auteur, qui pourtant aborde des sujets qui me touchent (enfin, dans les deux romans que j'ai lus, Passage du gué et 6h41) et qui écrit d'une manière qui me plaît... et pourtant, je reste toujours un peu sur la réserve, inexplicablement !

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  2. J'avais bien aimé cette première lecture de Blondel en ce qui me concerne. Ce n'était pas un coup de coeur mais elle m'a été marquante. Le personnage de Victor est assez mystérieux, énigmatique, je ne suis jamais arrivée à le cerner complètement et j'ai trouvé que le style collait bien à cette personnalité assez floue, voire désorientée.

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    1. oui, c'est juste, c'est un jeune homme qui ne sait pas encore très bien qui il est...

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  3. C'est drôle, je ne suis pas ressortie avec la même impression que toi. Ce roman m'a beaucoup touchée, j'ai trouvé qu'il visait juste. Il faut dire que j'ai une sainte horreur de cet élitisme dont il est question et de ce type d'enseignement par l'humiliation. Et comme Laeti, j'ai trouvé que le style s'accordait très bien à la situation et au personnage.

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    1. je sais bien :-) et c'est pourquoi je te cite

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  4. Je me suis un peu lassée de cet auteur. .

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  5. J'ai essayé deux fois de lire cet auteur, en vain. Son écriture ne me touche pas, je n'accroche pas, il fait partie de ces auteurs français que j'ai décidé de ne plus lire.

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    1. Je vois ...il n'est probablement pas pour moi non plus

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  6. C'est un livre que j'ai acheté et qui m'attend sagement dans ma PAL en bonne place. Je n'ai encore jamais lu Blondel et il me tarde de le découvrir malgré les réserves de certaines.

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    1. C'est un auteur apprécié par beaucoup, je crois

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  7. J'ai lu ce livre moi aussi cet été, c'était la première fois que je lisais Blondel, et je n'ai pas accroché. C'est plat, ça ne soulève pas vraiment de questions. Une écriture transparente comme le personnage, c'était peut-être le but ?

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    1. Un témoignage avant tout , je pense ( je me souviens de son passage chez Busnel, il ne cachait pas avoir connu cette situation)

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  8. Autant ce livre m'a touchée, autant je retrouve tes réserves dans ma lecture de "Mariages de Saison" son roman suivant, auquel je n'ai pas vraiment accroché...

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    1. Je pense tout simplement que ce n'est pas un auteur qui me parle ( ce n'est pas forcément de sa faute ;-)

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  9. Bonjour Mior, Un hiver à Paris est le premier et à ce jour le seul Blondel que j'ai lu: j'ai aimé l'écriture et il se lit vite. Pour le reste, on ne peut pas dire que l'histoire m'ait "parlé". Bonne journée.

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    1. L'histoire est cruelle et triste, c'est assez bien raconté mais , comment dire, pour moi ça manque de sel en quelque sorte

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A bientôt !
Mior