en LC avec ma chère Laure de Micmélo ;-) et rejoignant ainsi Lybertaire , Mark et Marcel , et le groupe de Sandrine : "Lire le monde"

C'est épatant comment l'homme, jouant avec les mots, arrive à produire des textes d'une diversité infinie, c'est une chose qui me réjouit toujours ;-)
Voici un livre profondément original, pour le coup !
Comment pourrait-on qualifier une dystopie, mais portant sur le passé, et ayant également une forte composante critique de ce qui a bâti un pays ?
Définition :"Une dystopie est une forme de récit de fiction qui se déroule dans une société imaginaire organisée de telle manière que ses membres ne peuvent accéder au bonheur."
Ok, alors on y est à fond, mais... en Estonie et au XIIIième siècle !
Le jeune Leemet vit dans la forêt, comme les siens l'ont toujours fait, parlant la langue des serpents -qui sont les animaux les plus proches des hommes depuis la nuit des temps. Las, les "hommes de fer", arrivant par la mer, envahissent le pays, que la Salamandre, créature fabuleuse, avait toujours défendu jusque lors. Les chevaliers impressionnent les péquenots au point qu'ils délaissent les sous-bois pour la ville, acceptant de délaisser toutes leurs traditions, et se convertissant dans tous les sens du terme aux croyances de l'envahisseur. Ben oui, ils viennent de loin , ils savent, eux !
Seuls quelques uns résistent... le peuple de la forêt survivra-t-il ? A quel prix ?
L'éditeur :
C'est épatant comment l'homme, jouant avec les mots, arrive à produire des textes d'une diversité infinie, c'est une chose qui me réjouit toujours ;-)
Voici un livre profondément original, pour le coup !
Comment pourrait-on qualifier une dystopie, mais portant sur le passé, et ayant également une forte composante critique de ce qui a bâti un pays ?
Définition :"Une dystopie est une forme de récit de fiction qui se déroule dans une société imaginaire organisée de telle manière que ses membres ne peuvent accéder au bonheur."
Ok, alors on y est à fond, mais... en Estonie et au XIIIième siècle !
Le jeune Leemet vit dans la forêt, comme les siens l'ont toujours fait, parlant la langue des serpents -qui sont les animaux les plus proches des hommes depuis la nuit des temps. Las, les "hommes de fer", arrivant par la mer, envahissent le pays, que la Salamandre, créature fabuleuse, avait toujours défendu jusque lors. Les chevaliers impressionnent les péquenots au point qu'ils délaissent les sous-bois pour la ville, acceptant de délaisser toutes leurs traditions, et se convertissant dans tous les sens du terme aux croyances de l'envahisseur. Ben oui, ils viennent de loin , ils savent, eux !
Seuls quelques uns résistent... le peuple de la forêt survivra-t-il ? A quel prix ?
L'éditeur :
Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons épouvantés par tout ce qui précède...
Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d’un souffle inspiré des sagas scandinaves, un roman à l’humour et à l’imagination délirants.
Je vous espère intrigués ? Je vais tâcher de vous en dire plus ;-)
Dans une postface d'une douzaine de pages intitulée "Le pamphlet sous la fable" le traducteur JPierre Minaudier éclaire pour nous le sens caché -pour qui n'est pas estonien!- du texte.
En effet, dans un pays qui n'a recouvré l'indépendance qu'en 1991, c'est peut-être une seconde nature que de camoufler un peu prudemment ses propos ... car c'est aussi comme un pamphlet et non comme un simple conte fantastique que le roman de Kirivähk a été accueilli en Estonie. Où il a connu un succès phénoménal depuis sa parution en 2007
On parlerait ici de l'état idéalisé dans lequel dans lequel les Estoniens sont sensés avoir vécu dans la préhistoire, avant l'invasion allemande du XIIIième siècle : un peuple libre qui se gouvernait lui-même, vivait en paix et en harmonie avec la nature (...) les Estoniens, "peuple de la forêt". Mais évidemment en regardant tout cela d'un regard très critique et en écorniflant quelque peu le roman national (voire nationaliste, comme vous l'avez bien imaginé)
Plus largement, bien sûr, on parle de conflits entre anciens et modernes, de la notion même de progrès, de la nostalgie pour une société très enjolivée dans la mémoire des passéistes, pas objectifs du tout, du désir éperdu de l'homme d'être dans une croyance, du tort extrême que ce besoin de croyance peut pourtant nous faire ...
Anticlérical, non-réactionnaire, vaguement écologiste -mais pas trop- le roman file la métaphore du "progrès nécessaire"... qui peut parler à tous. Avec pour les français des relents du Roman de Renart de notre enfance, des situations cocasses et une langue pittoresque.
Anticlérical, non-réactionnaire, vaguement écologiste -mais pas trop- le roman file la métaphore du "progrès nécessaire"... qui peut parler à tous. Avec pour les français des relents du Roman de Renart de notre enfance, des situations cocasses et une langue pittoresque.
C'est un récit de désenchantement du monde, d'un pessimisme assez radical ...et souvent d'une drôlerie !! Si la violence devient de plus en plus prégnante, l'humour traverse tout l'ouvrage et l'aère fort heureusement.
C'est délirant, c'est parfois trivial mais plus souvent poétique ou onirique, c'est une lecture dans laquelle je me suis enfoncée avec jubilation durant les deux cent premières pages, puis qu'il m'est arrivée de trouver un peu longuette... alors que le récit s'assombrissait jusqu'au lugubre.
Reprenant les mots du traducteur, je vous invite à découvrir l'immense tristesse de ce livre très drôle, ce récit médiéval fantastique, véritable OLNI.
MIOR.
Minaudier présente le livre en 3'52. Tout est dit ;-)
MIOR.