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mercredi 20 janvier 2016

" Béliers " film de Grimur Hakonarson

C'est une fois de plus avec un sens du (non) timing absolu que je viens donner mon avis. 
Ici sur un film, sorti sur les écrans le 9 Décembre dernier, et disparu à la trappe depuis (le turn-over devient un peu terrifiant ces derniers temps, vous ne trouvez pas ?)  

"Béliers", long-métrage islandais d'un jeune réalisateur "qui aime les gens âgés" et qui connait bien la ruralité et la sauvagitude de son île :  Grimur Hakonarson 
Bande-annonce :


 
Dans une vallée (isolée, cqfd) d’Islande, deux frères qui ne se parlent plus depuis quarante ans -alors qu'ils habitent deux corps de ferme mitoyens - vont devoir restaurer une entente pour tenter de sauver ce qu’ils ont de plus précieux, ce qui fait toute leur vie : leur bétail.

Le pitch tient en trois lignes, et les dialogues en trois feuillets , certainement guère plus.
En Islande profonde, trois habitants au km2 et probablement trois phrases à l'heure.

Nos papis fermiers aux barbes de prophètes et à la mise négligée sont plus que des taiseux, ce sont des ermites ruraux, des anachorètes autrement plus connectés à leurs bêtes qu'à leurs contemporains. 
On ne saura jamais le pourquoi de la brouille initiale, on voit juste que ces deux-là se sont enfoncés irrémédiablement dans la mésentente, à quelques mètres l'un de l'autre, capables même, en béliers bourrus et bourrins , de se donner quelques coups de corne à l'occasion.
Suspicion de tremblante du mouton , tous le cheptel de la vallée doit être abattu...

Les paysages sont magnifiquement filmés, mais sans chichi, avec un fort sens du cadrage. Couleurs sublimes , forcément sublimes, ciels du Nord, lumière subtile. Les acteurs sont formidables, des types, des gueules... Certaines scènes virent à la comédie de façon irrésistible (comment déposer discrètement un gars ivre mort et pas loin de l'hypothermie à l'hôpital quand on n'a qu'un tracteur sous la main, j'en ris encore) bref si c'est sombre ce n'est pas sinistre, et une scène finale en forme d'épiphanie nous emmène loin...

En Islande , le film a été vu par 8% de la population ! "C'est une sorte de blockbuster pour le 3ième âge" , s'amuse son auteur. Et si j'ai ri en lisant son billet , je ne dirai certainement pas comme Shangols  qu'il s'agit d'un film Pier Import à l'exotisme un peu "facile". 
Bon, dès qu'il s'agit de Scandinavie, pour ma part je suis à fond, c'est clair...

"Béliers" a gagné le prix "Un certain regard" au festival de Cannes 2015 et c'est fort juste.
Tentez la séance de rattrapage ? 

MIOR 

jeudi 12 février 2015

" Snow Therapy " film de Ruben Östlund




Vous prendrez bien un petit film scandinave un peu glaçant avant votre propre départ au ski ?
Une charmante famille suédoise dans les Alpes françaises . 
Restaurant d'altitude, on déclenche une avalanche "de sécurité" en amont.
Spectaculaire. 
Jusqu'au moment où l'on croit qu'elle échappe à tout contrôle et qu'on panique vraiment !
Au point de se carapater en plantant là femme et enfants...

Tout ceci ne dure que quelques secondes, le calme revient , fausse alerte, on en sera pour la peur .
Ah oui ? 
Mais cette fuite, nous l'avons vue, et les enfants et l'épouse également. 
Seul, Monsieur minimise et s'enferme même rapidement dans un solide déni...

Comédie grinçante chez les bobos du Nord, huis-clos étouffant en hommage à maître Bergmann, longue scène de ménage assez cruelle ? 

On ne sait pas toujours sur quel plan le cinéaste a voulu jouer, et c'est bien ce qui fait le charme dérangeant de ce (petit?) film, au rythme posé, magnifiquement filmé dans des paysages de montagne particulièrement stylisés et une résidence hôtelière d'un luxe froid qui fait merveille dans le contexte.

Les personnages secondaires amènent des moments assez jubilatoires de pure comédie, mais toujours avec l'air de ne pas y toucher...
The swedish touch ?

Et si le portrait peut au départ sembler lourdement à charge contre le personnage masculin, les choses évoluent et se décalent d'une façon bien intéressante. 
Ebba est-elle une femme qui préfère la Vérité plus que tout, au risque de mettre son couple en danger ? 
Tomas est-il juste cet incroyable balot qui nie l'évidence, ou un homme mis en difficulté par l'analyse aux rayons X que fait son épouse ? 
Que se joue-t-il dans cette scène qui traumatise peut-être plus que de raison ses protagonistes tant elle fait résonner en eux la symbolique de se qu'il se "doivent" d'être ? 
La transparence est-elle souhaitable en toutes circonstances ? ...
Etc...

Même si je ne suis pas totalement convaincue par la fin, un peu étrange, j'ai beaucoup apprécié ce film, sur la forme comme sur le fond...pas impossible même que je retourne le voir ! 

S'il vous tente, guettez-le , car il n'est probablement sur les écrans que pour peu de temps, même si, sélectionné au festival de Cannes 2014 dans la section Un certain regard, il en a remporté le prix du jury.

MIOR.



lundi 29 décembre 2014

"Whiplash" film de Damien Chazelle



Si vous avez aimé Black Swan , courez voir Whiplash.

Si a contrario vous avez trouvé que le premier nommé était une grosse meringue indigeste, boursouflée et surtout terriblement manichéenne , vous pouvez passer votre chemin (et aller au cinéma, pourquoi pas)



Whiplash était le LE film que je voulais voir en cette fin d'année ; 
la déception a été proportionnelle a cette appétence. 
Grande.

Andrew , 19 ans, a intégré la meilleure école de jazz de Manhattan.
Il a donc déjà un sérieux niveau. Il est batteur.
Il vit , il pense, il dort batterie.  Normal . 
Sa trajectoire va entrer en collision avec LE prof sadique de l'école, qui, maniant l'injure , les baffes et l'humiliation systématique comme seule forme de pédagogie, va l'amener à cracher ce qu'il a dans les tripes (sic)

Tous les films qui parlent de musique ont de grandes chances de m'intéresser, évidemment.
Bien sûr , quand il s'agit d'un domaine que vous connaissez bien , vous devenez plus exigeant. 
Vous aussi avez certainement été exaspérés quand votre corps de métier est évoqué dans un film avec de grosses approximations , des demi-vérités voire des contre-sens accablants .

Il semblerait que Damien Chazelle se soit frotté à la musique et y ait fait de mauvaises rencontres et de mauvaises expériences. 
J'entends bien . Cela m'intéresse beaucoup, même. 
Il dit qu'il a voulu restituer ceci comme dans un film de guerre.
C'est effectivement une transposition de Full Metal Jacket dans une école de musique.
Traitement à la limite du grand guignolesque parfois. 
Je pense aux solos de batterie où le jeune héros, tel un lapin Duracell, frappe et frappe, de plus en plus fort, de plus en plus vite, avec une expression de désespoir... presque obscènes , ces scènes... laides, ennuyeuses quand elles se multiplient au long des 1h45 de film.

Oui, devenir un bon musicien , voire un Grand ( mais ça , ça n'est pas de l'ordre de la décision, on ne le répètera jamais assez...) réclame beaucoup d'efforts, de travail, d'obstination, voire de sacrifices. 
Mais, NON, il ne suffit pas de vivre dans une atmosphère mortifère et de se mettre les mains en sang, ça c'est vraiment du cinéma, et du mauvais . 
(oui , c'est une métaphore , j'avais compris , mais je trouve cela tellement outré , tellement réducteur , peu finaud...)

Le casting est bon : tant l'élève, gueule d'ange mais mental de tueur parfois, que le prof -l'instructeur devrais-je dire-  intense, injuste, effrayant. La jeune fille, seul personnage secondaire, vraiment fraîche et charmante. 
Quelques scènes sonnent vrai : la rencontre avec cette jeune fille, le début d'une idylle et sa mort dans l'oeuf, scène cruelle et juste.

Pour le reste, une fois installée la mécanique sado-masochiste, le film devient très prévisible.
Pas de graduation , beaucoup d'invraisemblances. 
Le film perd toute crédibilité psychologique à partir de la scène au Club de jazz : Andrew, retrouvant son bourreau après avoir tout abandonné et surtout avoir appris jusqu'où l' intransigeance maladive de ce dernier avait mené d'autres élèves, reste sans réaction. 
Un vrai syndrome de Stockholm.

La morale est totalement nauséabonde à mes yeux : la fin justifie les moyens , en gros.
Et on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs.

Encore un film sur la culture américaine, au fond.
Binaire.
Tout ce que je déteste.

MIOR

   









dimanche 2 novembre 2014

"Mommy" de Xavier Dolan

Bien , disons le tout de suite , je me sens encore moins "équipée" pour parler de films que de bouquins.
Néanmoins , puisque j'ai eu envie de dire que le dernier Woody Allen m'avait déçue, j'aimerais ne PAS passer pour une rabat-joie permanente et raconter le choc que j'ai connu le lendemain en visionnant pour la première fois le cinéma de Xavier Dolan .

Je suis partie voir "Mommy" en me rappelant vaguement que son auteur avait été une des coqueluches du dernier Festival de Cannes, qu'il était jeune et québécois, et c'est à peu près tout. 
Je me suis gardée de lire une critique ou même un résumé avant, pour le plaisir de la découverte.

Quelle claque !!

Deux heures tendues, extrêmes, sur le fil du rasoir.
Un film parfois inconfortable, qui m'a rappelé le cinéma de Cassavetes.
Beaucoup d'amour et pas mal d'hystérie, comme chez ce dernier.

Bande-annonce :



L'histoire :

Diane est une belle femme d'une quarantaine d'années, un tantinet vulgaire et très cash dans sa façon de s'exprimer, pour le dire gentiment. 
Dans la première scène du film, elle récupère son fiston dans une institution pour le ramener à la maison. 
Elle vit seule , elle est veuve du père de l'ado.
Celui-ci est à la fois violent, impulsif et hyperactif, mais également terriblement attachant .
Mère courage, mère instable aussi, qui galère pour joindre les deux bouts et faire face à la situation, Diane va se battre et trouver une aide inattendue en la personne de sa voisine Kyla, qui semble pourtant porter un secret trop lourd pour elle.

Alternant des scènes très dures avec aussi des moments portés par la grâce, ce film de veine tragique m'a laissée K.O debout.

L'interprétation des trois acteurs est excellente, celle des deux actrices en particulier m'a scotchée (Anne Dorval et Suzanne Clément, vraiment magnifiques)

La bande-son est superbe et "porte" le film.

Ici une interview de Xavier Dolan

Si vous n'allez pas au cinéma que pour vous distraire...

MIOR





dimanche 26 octobre 2014

"Magic in the Moonlight" de Woody Allen

 Quand vous aurez vu la bande annonce en V.O , vous saurez à peu près tout de ce film.

Il vous restera à aller le voir...ou pas



En effet, comme le décrit très joliment l'acteur Zouheir Zerhouni ici, si aller voir le dernier Woody est un plaisir saisonnier, voire un rituel que l'on ne raterait pour rien au monde, très (trop) souvent, on ressort en disant :
 "ça n'était pas le meilleur ! ..."

Ce que je ressens depuis longtemps. 
Après les pépites des années 80, la production de Woody Allen m'a souvent parue fade ces dernières années .

EXCEPTION FAITE de "Match Point" (2005) qui fut une véritable secousse, un choc de cinéma, un film vu et revu dont j'aime tout : l'histoire à la "Crime et châtiment", le décor londonien , le couple d'acteurs sublissimes, l'érotisme torride, la fin scotchante...



Rhaa, lovely...mais revenons à nos moutons . 

Aujourd'hui, avec "Magic in the Moonlight" on est dans la veine légère de Woody, légerissime même : 
pas ou peu d'intrigue , tout est dit en moins de trente minutes, on ne fait ensuite que tourner en rond dans une intrigue relativement convenue, avec des décors kitsch et une vilaine lumière pas du tout du Midi, et un couple d'acteurs qui ne se foule pas trop  (ben oui, grosse déception pour moi côté Colin Firth tout de même) 

On a un peu le temps de s'ennuyer, bref tout cela m'a semblé très paresseux.


Bon , on est Dimanche , une petite séance ? 

MIOR



lundi 1 avril 2013

Reportage "Les hommes à mi-chemin" diffusé sur Arte

http://videos.arte.tv/fr/videos/les-hommes-a-mi-chemin--7399814.html

Dans un format 52 minutes , un beau reportage sur la dite "crise de milieu de vie". 
Six hommes se confient , belles prises de parole 

Bravo à la réalisatrice qui a su susciter et entendre ces témoignages 
On peut regretter que ceux-ci soient parfois trop allusifs , un peu elliptiques :
 on aimerait savoir ce qui c'est passé un peu plus concrètement en rapport avec cette fameuse crise...

Néanmoins , sacrée sensation d'intimité partagée avec de belles personnes




Suffisamment  rare à la télé pour être signalé ! 

MIOR

mercredi 12 décembre 2012

"Elena" un film d' Andreï Zviaguintsev

  sorti en DVD récemment

 Ce film sombre et sans appel débute par un plan fixe de sept minutes.

 Un beau quartier moscovite, le balcon des grands appartements d'un immeuble cossu ; un arbre dénudé par l'hiver ; une corneille vient se poser ; une autre la rejoint .
 Lumière du matin.

Et tout de suite on est pris . On se demande s'il y a une parabole à comprendre avec cet oiseau solitaire, rejoint par un autre , puis seul à nouveau...

La caméra pénètre dans l'appartement. Une femme , entre deux âges , le corps lourd , se lève ; prépare le café et va réveiller son époux dans la chambre voisine . Peu de paroles . Pas de tensions pourtant.  "Que fais tu aujourd'hui" demande-t-il ;  "un peu de rangement puis je vais aller voir mon fils" répond elle . 
Temps réel . Pas de "cinéma".

Nous venons de rencontrer Elena et Vladimir ; ils sont mariés depuis une dizaine d'années;
il est prospère , on se doute qu'elle n'est pas du même milieu . Il est , sans surprise , plus vieux qu'elle . Ils ont chacun un enfant d'une union précédente, lui une fille fantasque et détachée, elle un fils au chômage , incapable de subvenir aux besoins de sa propre famille.

Vladimir fait un malaise cardiaque , pense à la mort , décide de faire un testament.
Et là , tout se précipite . Un peu dans le sens chimique du terme...

C'est un très beau film , grave et puissant. Peu de musique, pas d'artifices.
Une très belle palette de couleurs, les gris bleutés d'un hiver moscovite... 
 Porté par une très bonne interprète, le personnage d' Elena nous captive dès le début.
On le la juge pas , pour autant on ne la comprendra pas forcément.

De Zviaguintsev , j'avais vu "le Retour" , aussi excellent que glaçant ; cet opus est de la même veine . Le monde va, il va même surement à sa perte . 
Et qu'y pouvons nous, semble nous dire le cinéaste...

Comme Woody Allen il y a peu avec son "Match Point", Zviaguintsev nous livre une sorte de "Crime sans Châtiment" .
 Mais pas d'aimable bourgeoisie londonienne ici, seulement l'âpreté d'une Russie désolée, désolante , en perte de repères. Amère et sans vergogne.

Du très beau cinéma. A ne pas rater... 

MIOR

jeudi 15 novembre 2012

"Ainsi soient-ils" série française , sur Arte



Gonflé !  Une série qui s'intéresse aux séminaristes , leur parcours , leur engagement, et la difficulté de celui-ci dans notre monde dit "moderne"...

Intriguée par une bonne bande-annonce, j'ai regardé les premiers épisodes et paf... totalement accro ! 

Une des qualité évidentes de la série : un casting remarquable.
 Duchaussoy est grandiose, JLuc Bidault parfait,Thierry Gimenez inquiétant à souhait et les cinq jeunes acteurs qui incarnent les dits séminaristes  -dont mon préféré est Clément Roussier-  tous excellents.

Beaucoup de soin dans le choix des lieux de tournage et les costumes (beaucoup de pompe ecclésiastique : est ce vraiment une exagération ?...)

 Le très bon générique rappelle "Six Feet" par son montage, , la série est du même ordre :
 un milieu inhabituel et "ringardisé" se révèle un parfait microcosme pour étudier l'humain, sa complexité et son universalité.

L'intérêt naît de ce paradoxe. 

Bien sûr , la série impose un rythme un peu frénétique : nos cinq séminaristes rassemblent sur leurs têtes un nombre de problématiques impressionnant et quelque peu improbable.
Mais peu importe , c'est la loi du genre !  (sauf à étirer la série comme du chewing-gum)

En revanche le choix d'ancrages socio-familiaux très contrastés pour ces cinq séminaristes est très futé de la part des scénaristes : cela donne une vraie épaisseur aux personnages et joue sur  la- foi- comme- grand- rassembleur (n'est ce pas une de ses ambitions en effet ?) 

On peut regretter un pape par trop caricatural (falot jusqu'à l'imbécillité) mais c'est bien le seul rôle "raté", à mon avis.

Les ressorts de la série sont , classiquement, aurais-je envie de dire : 
les hommes soumis aux jeux de pouvoir , les ambivalences et bassesses, les aspirations à l'élévation confrontées à la réalité plus pragmatique, l'irruption indésirable pour nos "héros" des pulsions sexuelles et de l'impossibilité ,par le dogme même, d'un amour charnel pour eux.
Comment composer, quand se révolter au contraire...

Et, en creux : ce qui définit quelqu'un , in fine , ne serait-ce pas ses actes plus que ses convictions ?  CQFD ...




J'imagine bien que cette série aura pu hérisser le poil de croyants (catholiques essentiellement ? ) qui n'y auront vu que grossières approximations et goût un peu malsain pour les trous de serrure . 

Mais, dans notre société à la limite d'une laïcité quasiment agressive , cette production crée la surprise et l'intérêt. Elle choisit un angle de vue inhabituel et par là-même intrigant . Elle est de qualité , et elle est française. Pas courant !

On annonce une Saison 2 , puis 3.
A suivre !...

MIOR

mardi 25 septembre 2012

"Camille redouble" film de Noémie Lvovsky

Bon , bien sûr , on peut toujours s'en tenir au prudent principe du  "si vous n'aimez pas ça , n'en dégoûtez pas les autres"  mais là j'ai quand même un peu envie de ronchonner...

Noémie Lvovsky , qui est devenue en quelque années LE second rôle du cinéma français , se vit pourtant surtout comme réalisatrice ; elle ne manque pas de talent(s) c'est certain.



Mais là ...c'est lent  (totale absence de rythme) c'est paresseux  (scénario) et surtout, c'est finalement très convenu! (beaucoup de clichés) ... et c'est bien là qu'est la déconvenue.

 Bien sûr , quelques scènes font mouche , en particulier dès que Yolande Moreau est là...
Mais, le choix de Noémie Lvovsky pour incarner le rôle-titre, ainsi que Samir Guesmi, lui aussi adulte dans ce décor de lycée...c'était casse-gueule , bien sûr, et effectivement ça na marche pas, mais alors pas du tout !

Petit détail agaçant : le film est sensé se passer en 1985 , or tous les décors , costumes et détails d'atmosphère sont terriblement seventies . Personne pour relire le scénar , bazar?

Alors ce concert de louanges que nous servent TOUS les critiques me parait très exagéré ;
zut!
si vous n'avez guère le temps d'aller au cinéma ...oserai-je vous suggérer d'aller voir autre chose ?...  

Mior

jeudi 5 juillet 2012

"La part des anges", film de Ken Loach

  En salle actuellement

Avec Ken Loach , on part en confiance . Pour peu qu'on n'ait pas peur de quelques images violentes -et surtout de la misère sociale qui les sous-tend et les explique en partie- on est sûr d'un moment de cinéma de qualité.
 Ce dernier opus ne déroge pas à la règle , mais en plus on y gagne une comédie.

 L'affaire démarre fort mal pourtant :  Robbie , pas de boulot , pas d'appart , un beau casier et pas d'avenir hormis la violence "de père en fils" vient de rencontrer une fille super. Il va être papa...Le moins que l'on puisse dire est que la belle-famille ne souhaite pas Robbie dans le paysage et lui fait comprendre à  grands coups de poings dans la gueule

Mais en effectuant ses heures de travaux d'intérêt général Robbie  va rencontrer un travailleur social avec un coeur gros comme ça, et prendre un tournant décisif.
 Il commence par apprendre à se méfier de sa propre violence, et décide alors qu'il sera bien là pour élever son fils avec la belle Léonie, envers et contre tout.

C'est là que le film , qui a commencé comme un bon Ken Loach "habituel" -avec une peinture non-édulcorée de la vie des paumés de Glasgow- prend un tournant inhabituel:
Robbie , initié aux joies du whisky (mais attention , en dégustation!) par son fameux superviseur, se découvre un nez et une passion.
 Et de là , naîtra l'idée du  "casse du siècle" côté pur malt ...

 Je ne vous en dirai pas plus pour vous laisser tout le plaisir , vous irez vous balader dans les Highlands avec de sacrés Pieds Nickelés ( les 4 de la photo!) 
On se marre , on tremble et on espère avec eux ... un film roboratif et plein d'humanité

Mior


mardi 3 juillet 2012

Coffret DVD blu-ray STARWARS de George Lucas






Episode 1 = La menace fantôme
Episode 2 = L'attaque des clônes
Episode 3 = La revanche des Sith

Soirée ciné à la maison,seul en duo ou en famille.

Il est rare de trouver des spécimens humains qui n'ont pas vu STARWARS.
Nous sommes deux à la maison.
Cet outrage doit être réparé.Le dvd sous le bras,sortons la bière et le popcorn,investissons le canapé,que la séance commence avec le premier épisode :
 "La menace fantôme".
Il faut plonger sans retenue dans ce monde de science-fiction et d'effets spéciaux aux personnages improbables pour en apprécier tous les bienfaits.
Embarquer dans le vaisseau des Jedis ( preux chevaliers intergalactiques ) trembler pour la reine Padme Amidala,se battre aux côtés des héros,découvrir Anakin Skywalker,aimer les gentils détester les méchants...en un mot retrouver son âme d'enfant et ce pendant plus de deux heures.
La magie a opéré,mon mari rêve d'un sabre laser coloré.
Vivement la prochaine séance et la découverte du second épisode " L'attaque des clônes". Tout un programme pour lequel nous échangerons le popcorn contre de la pizza.

" Que la force soit avec vous" !

Poppy